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Série : Economie en question (N°48)
La différence majeure qui existe entre les
structures de marché de concurrence pure et parfaite (CPP), de monopole pur d’un
côté et celle du marché oligopolistique de l’autre réside dans le fait que
contrairement aux deux premières structures citées, sur la structure de marché oligopolique
les offreurs sont en interaction stratégique. Et cela change TOUT !
Qui parle d’interaction stratégique parle forcement
de jeu. La compréhension du fonctionnement de la structure de marché
oligopolistique passe obligatoirement par une intelligibilité préalable des
structures de jeu qui peuvent être à l’œuvre sur le marché d’oligopole à produits homogènes.
L’organisation oligopolistique des marchés s’appuie
sur deux principales structures de jeu. A savoir, le jeu à information imparfaite
ou jeu simultané et le jeu à information parfaite ou jeu séquentiel.
Sur le marché oligopolistique, deux théories
s’appuient sur la structure de jeu à information imparfaite. Il s’agit de la
théorie de la concurrence à la Cournot et de la théorie de la concurrence à la
Bertrand. Pendant que la théorie de la concurrence à la Stackelberg repose sur
les préceptes de la structure de jeu à information parfaite.
Une fois que la structure du jeu est fixée, l’étape
suivante sur les structures de marché oligopolistiques consiste à retenir la
variable stratégique sur laquelle se fait la concurrence entre les entreprises présentes
sur ces marchés. Les variables stratégiques disponibles sur les marchés
oligopolistiques à produits homogènes sont au nombre de deux : la quantité
à produire et le prix de vente.
Si les entreprises présentes sur ce marché se
font la concurrence en choisissant la quantité comme variable stratégique, la
concurrence ne peut être que soit à la Cournot (jeu à information imparfaite)
soit à la Stackelberg (jeu à information parfaite). Par contre, si les
entreprises choisissent le prix de vente comme la variable stratégique, la
concurrence ne peut être qu’à la Bertrand.
Selon vous, les entreprises évoluant sur le
marché de la monnaie mobile au Mali ont-elles adopté le prix ou la quantité
comme variable stratégique ? Et la concurrence sur ce marché se fait-elle
à la Cournot ? ou à la Stackelberg ? ou à la Bertrand ?
Je répondrai à cette série de questions dans la
Série : Economie en question
(N°49) que je publierai très
prochainement.
Madou CISSE / FSEG
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