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Economie en question (N°54)
Les économistes mainstream retiennent trois (03) marchés comme réels sur les cinq (05) qui existent. A savoir, le marché des biens et services, le marché du travail et le marché du capital. Auxquels ils ajoutent le marché de la monnaie et le marché de change.
L’analyse de chacun de ces marchés se fait par
eux (contrairement aux économistes hétérodoxes) par le truchement des courbes d’offre
et de demande.
Une analyse des courbes d’offre et de demande
du marché des biens et services permet d’inférer qu’il existe sur ce marché pour
abonder dans le même sens que F. Bastia (1801-1850) une bonne hausse de prix
ainsi qu’une mauvaise baisse de prix. Comment ?
Une hausse de prix consécutive à une hausse
de la demande induite par un accroissement de revenu des demandeurs (donc, déplacement
positive de la courbe de demande) ne doit pas être mise sur le même échiquier
qu’une hausse de prix consécutive à une contraction de l’offre (déplacement
négatif de la courbe d’offre) toutes choses égales par ailleurs. Dans une telle
optique, la première hausse de prix a été qualifiée de bonne pendant que la
deuxième reçoit le qualificatif de mauvaise hausse de prix.
Une baisse consécutive à un déplacement
positif de l’offre (augmentation de l’offre) pour toute demande de biens et
services restée constante est qualifiée de bonne baisse comparée à une baisse
de prix qui est due à un déplacement négatif de la demande (contraction de la
demande) pour toute offre donnée.
Les deux situations « mauvaise hausse de
prix » et « mauvaise baisse de prix » doivent toutes les deux
faire l’objet d’attention particulière afin d’apporter les mesures correctives nécessaires
et surtout de tout mettre en œuvre pour les éviter dans une économie.
Madou CISSE / FSEG