2026-07-09

Comment le taux d’intérêt réel du capital peut-il euthanasier les capitalistes ?

Temps de lecture : 4 min

Série : Economie en question (N°58)

Dans ma publication précédente disponible ici https://cequejepensemali.blogspot.com/2026/07/pourquoi-en-economie-il-nexiste-que.html; j’avais souligné que la prise en compte du taux d’intérêt réel permet de mesurer l’impact réel d’une transaction relatif à un capital donné. Précisément, il existe une relation décroissante entre le taux d’intérêt réel et le niveau d’inflation constaté ; une forte inflation signifiant un niveau de taux d’intérêt réel faible et vice versa.

Partant de ce constat, les économistes soutiennent sans ambages qu’une forte inflation – donc, un taux d’intérêt réel faible – signifie que les remboursements des emprunteurs deviennent plus faibles que prévu toutes choses égales par ailleurs. Ce qui entraine logiquement un appauvrissement des prêteurs (les capitalistes). D’où la concrétisation de la célèbre maxime de Keynes à savoir « l’euthanasie des rentiers ».

Par contre, une faible inflation des prix des biens et services synonyme d’un taux d’intérêt réel élevé implique un renchérissement des coûts des emprunts ce qui fait le bonheur des capitalistes « les prêteurs » et dégrade significativement la position des demandeurs de capital.

A l’image de l’impact de la variation du prix réel des biens et services en termes de pouvoir d’achat des consommateurs et d’arbitrage ; une variation du prix réel du capital à savoir le taux d’intérêt réel, impacte aussi soit le pouvoir d’achat des prêteurs soit celui des emprunteurs mais jamais les deux simultanément ! et cela peut aussi entrainer des arbitrages entre épargne et désépargne. Ce qui pourrait à long terme toucher les grands équilibres macroéconomiques d’un pays à travers par exemple le niveau des investissements.

Madou CISSE / FSEG

2026-07-02

Pourquoi en économie il n’existe que quatre principales catégories de biens et services ?

Temps de lecture : 4 min

Série : Economie en question (N°57)

Les économistes parviennent à classer tous les biens et services qui peuvent faire l’objet de transaction marchande ou pas en quatre (04) catégories principales. Il s’agit des biens et services publics purs ; les biens et services de club ; les biens et services communs et enfin, les biens et services privés purs.

Cette catégorisation des biens et services est atteinte en croisant les deux critères suivants : la rivalité et l’excluabilité.

Il y a rivalité dans la consommation d’un bien ou d’un service, si l’usage d’une personne empêche ou exclut les usages des autres.

Le critère de l’excluabilité permet au producteur d’un bien ou service d’exclure de l’usage de son bien ou service toute personne qui ne paie pas le prix d’usage.

Les biens et services publics purs sont ceux qui sont par excellence non rivaux et non excluables. Par exemple, le service de défense militaire. Il est quasiment impossible pour ce type de service que la consommation d’une personne empêche celle d’une autre. En plus, ce type de service est aussi non excluable ; car il n’est pas non plus possible d’exclure une personne de bénéficier les bienfaits de la défense parce qu’elle n’a pas payé les impôts par exemple !

A l’opposé des biens ou services publics purs, nous avons les biens et services privés purs. Ceux-ci sont rivaux et excluables par excellence. Par exemple, mon usage de mon smart phone empêche en même temps son usage par une autre personne. Ce smart phone est aussi excluable, car le vendeur peut exclure toutes les personnes qui ne paient pas son prix d’acquisition.

Les biens et services privés de club sont ceux qui ne sont pas rivaux dans leur consommation mais excluables. Par exemple, les services d’abonnement TV. La consommation d’une personne n’empêche pas celle d’une autre personne ; par contre, le fournisseur du service peut exclure ceux qui ne paient pas les frais d’abonnement.

Les biens et services communs sont opposés aux biens et services privés de club car ils sont rivaux mais ne sont pas du tout excluables. Par exemple, les herbes de pâturage. La consommation d’un troupeau de bœufs des herbes d’une zone donnée empêche celle d’un autre troupeau. Par contre, il n’y a pas d’excluabilité pour accéder audit pâturage.

La catégorie à laquelle peut appartenir un bien ou un service détermine le modèle économique de ce bien ou service. C’est pour cette raison que la production de certains biens ou services est confiée exclusivement aux pouvoirs publics et pour d’autres confiée exclusivement aux acteurs privés.

Madou CISSE / FSEG

2026-06-25

Taux d’intérêt nominal vs taux d’intérêt réel

Temps de lecture : 5 min

Série : Economie en question (N°56)

Le prix réel ou prix relatif ou rapport entre deux prix de biens et services permet d’établir combien d’unités d’un second bien ou service une unité d’un autre bien ou service peut acquérir. Cet outil est très puissant sur le marché des biens et services afin de déterminer dans quelle proportion les substitutions peuvent se faire entre différents biens et services sur ce marché.

L’équivalent du prix réel sur le marché des capitaux est le taux d’intérêt réel ; pendant que celui du prix nominal sur ce marché est le taux d’intérêt nominal.

Si vous achetez un livre à 10.000 F CFA et un kilogramme de viande à 5.000 F CFA – ces deux achats se font sur le marché des biens et services – les montants que vous payez pour acquérir le livre et le kilo de viande sont appelés par les économistes les prix nominaux ou encore les prix faciaux des biens et services achetés.

Si vous voulez savoir un livre fait combien de kilo de viande ou un kilo de viande fait combien de livre, vous devez déterminer alors le prix réel, en faisant un rapport entre les deux prix nominaux. Ce rapport qui est 2 (soit 10.000/5.000) ou 0,5 (soit 5.000/10.000). Ce rapport permet d’établir que sur ce marché, un livre permet d’avoir deux kilos de viande ou un kilo de viande permet d’avoir un demi livre.

Si vous êtes sur le marché des capitaux – banques ; microfinances ; fintech ; bourse – vous êtes soumis au « diktat » des taux d’intérêt nominal et réel. Car si vous voulez emprunter une somme auprès d’une banque par exemple ; le banquier pourrait vous dire qu’il vous prête ledit montant à un taux d’intérêt de 12%. Ce taux d’intérêt qui est convenu entre vous le banquier est appelé par les économistes le taux d’intérêt nominal. Et c’est ce taux d’intérêt que vous verrez sur votre contrat de prêt. Pour les économistes (surtout mainstream) ce taux d’intérêt à l’image du prix nominal des biens et services n’a pas assez de pouvoirs explicatifs sur l’impact économique de l’emprunt contracté auprès de la banque. C’est pour cette raison, il faut mettre en perspective, le montant de l’emprunt et le niveau de taux d’intérêt réel qui n’est pas écrit sur le contrat de prêt.

Ce taux d’intérêt réel s’obtient en fait la différence entre le taux d’intérêt nominal (écrit sur le contrat de prêt) et le taux d’inflation des prix des biens et services. C’est le résultat de cette différence qui permet de mesurer l’impact réel de l’emprunt en termes de bien-être économique de l’emprunteur. Si, l’inflation est faible le taux réel devient important ; tandis que si, l’inflation est forte (à deux chiffres par exemple dans la zone UEMOA[i]) le taux d’intérêt réel deviendra faible.

La prise en compte du taux d’intérêt réel permet de mesurer l’impact réel d’une transaction relatif à un capital donné. Pour la simple raison que le taux d’intérêt réel intègre l’inflation des prix des biens et services qui a la possibilité de redistribuer les richesses entre prêteurs et emprunteurs. Comment ? la réponse à cette interrogation fera l’objet d’une prochaine publication sur ce blog.

Madou CISSE / FSEG



[i] Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine

2026-06-18

Marché de l’appel voix mobile : des marges de manœuvres existent toujours en termes de baisse de prix unitaire

Temps de lecture : 4 min

Le secteur des télécommunications à l’image de toutes les industries de réseaux va de pair avec l’existence de marchés défaillants d’un point de vue économique. Les principales causes de défaillance de ces marchés sont les économies d’échelle et les externalités positives. Ces causes contribuent à rendre leurs marchés soit monopolistiques soit oligopolistiques comme c’est le cas du marché de l’appel voix mobile au Mali avec trois (03) opérateurs. Un marché archi dominé en 2024 par Orange Mali SA qui détenait 62% de part de marché.

Ce leader du marché de l’appel voix mobile au Mali propose l’offre promotionnelle Sèwa « non-stop » (devenue récemment Sèwa Koura) depuis bientôt une décennie.

Une analyse des formules Sèwa Koura de 250 F CFA et de 5.000 F CFA permet de constater que le prix de vente de la minute de ces deux formules sont respectivement 25 F CFA et 20,83 F CFA.

Selon le rapport d’activités (2024) de l’AMRTP, l’Autorité en charge de la régulation du secteur des Télécoms au Mali ; le chiffre d’affaires généré par les services d’appel voix mobile d’Orange Mali a été chiffré à 437,81 milliards de F CFA (soit 93% du chiffre d’affaires total de l’opérateur).

En admettant qu’Orange Mali en étant leader du marché soit l’entreprise la plus efficace des trois présentes sur ledit marché ; il serait possible de déterminer le prix véritable ou prix minimum en dessous duquel la firme réaliserait une perte.

Afin d’estimer ce prix véritable du service voix mobile dans le présent cas, il est impératif d’avoir le niveau de profit d’orange Mali. Ce profit n’étant pas une donnée publique ; je l’ai estimé partant de la marge bénéficiaire du Groupe Sonatel dont orange Mali est une filiale à part entière en plus d’Orange Guinée ; Orange Sierra Leone et Orange Guinée-Bissau.

Une analyse des chiffres financiers de 2024 de ce Groupe disponibles ici[1] présente une marge bénéficiaire nette de 22,2%. Partant de cette estimation, et en admettant qu’Orange Mali présente une marge bénéficiaire de 20% – ce qui est une estimation assez raisonnable compte tenu de l’apport historique d’Orange Mali dans la rentabilité du Groupe Sonatel – le prix véritable du service appel voix mobile deviendrait 1,25 F CFA pour une entreprise aussi efficace comme Orange Mali sur le marché malien de l’appel voix mobile.

Une mise en perspective des prix unitaires des deux formules Sèwa Koura présentées supra et du prix unitaire régulé de 75 F CFA  avec un tel niveau de prix véritable permet de soutenir qu’il existe jusqu’à présent de réelles marges manœuvres en termes de réduction de prix unitaires de l’appel voix mobile que les opérateurs surtout Orange Mali Sa peuvent mettre en œuvre pour continuer de démocratiser davantage les services télécoms au Mali tout en augmentant le bien-être consommateurs.

Madou CISSE / FSEG

2026-06-11

Baisse du prix des appels voix hors forfait, une baisse pour rien ?

Temps de lecture : 5 min

La principale visée des politiques économiques que peuvent mettre en œuvre les autorités est le bien-être des acteurs économiques privés à savoir les ménages et les entreprises.

Les autorités, dans une telle perspective ne visent point le bien-être d’un individu isolé mais, elles cherchent toujours à améliorer le bien-être de la majorité d’un groupe d’agents économiques – étant entendu qu’il est quasiment impossible de mettre en œuvre une politique économique qui puisse améliorer de manière simultanée le bien-être de tous les agents d’une économie donnée.

Le bien-être global généré par une politique économique est mesuré en économie par la somme du bien-être des consommateurs et celui des producteurs. Le bien-être des consommateurs est déterminé par l’estimation du surplus ou pouvoir d’achat engendré par une mesure de politique économique ; quant au bien-être des producteurs, il est estimé par leurs bénéfices.

Baisse de prix et bien-être

Le marché de la communication voix au Mali a connu au début du mois de juin 2026 une baisse de 6 F CFA du prix de la minute de l’appel voix hors forfait, passant de 81 F CFA à 75 F CFA.

Pour beaucoup de personnes, la portée économique d’une telle baisse n’est pas du tout significative. Une telle conclusion semble être juste quand elle est autocentrée. Heureusement que la portée d’une telle politique économique ne peut être limitée à « notre propre personne seule ».

C’est en ramenant la portée d’une telle mesure à l’échelle de tout le marché ou de toute la communauté des utilisateurs que l’impact réel de ladite mesure devient audible.

Le marché de l’appel voix (mobile et fixe) au Mali comptait 25.712.972 abonnés en fin 2024. Tous ces utilisateurs (ménages et entreprises) ont généré pour les trois (03) opérateurs présents sur ce marché, un chiffre d’affaires global de 614,796 milliards de F CFA avec un revenu moyen par utilisateur (ARPU= Average Revenue Per User) de 1.518 F CFA.

Durant l’année 2024, les utilisateurs maliens présents sur le marché de l’appel voix ont réalisé 405.003.953 de minutes de communication voix au total.

En s’appuyant sur cette dernière statistique, tout en faisant fi de la part des appels voix faits avec les différents forfaits ; une telle mesure de réduction de prix des appels voix hors forfait apporterait en 2024 dans sa fourchette haute un gain de pouvoir d’achat maximal de 2.430.023.716 F CFA. Pendant que dans la fourchette basse, l’apport de la baisse de prix deviendrait quasiment insignifiant toutes choses égales par ailleurs. Car au Mali, les opérateurs télécoms ont des formules de « ventes promotionnelles » ininterrompues ; « Damou » et « Diagnè promo » pour ne citer que celles-ci.

Dans la mesure où le parc téléphonie (mobile et fixe) est quasi stationnaire en termes de croissance – soit +0,54% d’augmentation entre 2023 et 2024 – il y a fort à parier que la baisse de 6 F CFA apporterait presque le même niveau de pouvoir d’achat aux utilisateurs dudit service chaque année toutes choses égales par ailleurs.

Il est très important de signaler que sur le plan de l’efficacité économique cette mesure de réduction demeure neutre a priori, car elle donne aux utilisateurs des services télécoms ce qu’elle prend aux trois opérateurs télécoms. C’est lors de la phase d’affectation du pouvoir d’achat acquis par les consommateurs que la taille de l’économie malienne pourrait être touchée.

M. Madou CISSE / FSEG

2026-06-04

Les forages d’eau « gratuits » et la dure réalité des externalités négatives

Temps de lecture : 5 min

Dans ma publication de la semaine précédente sur les spécificités théoriques des externalités disponible ici, https://cequejepensemali.blogspot.com/2026/05/parlons-dexternalites.html j’y avais affirmé que les externalités négatives imposent une surconsommation des ressources pendant que les externalités positives induisent toujours leur sous consommation.

La théorie économique sur l’impact des externalités sur le fonctionnement des activités est on ne peut plus claire. Elle soutient qu’en présence d’externalités négatives, il faut que les coûts sociaux induits par leur présence soient internalisés. Cette idée appliquée à la pollution environnementale a donné naissance au célèbre principe du « pollueur-payeur » qui tire ses sources des travaux pionniers du Maître de Cambridge (Angleterre) Arthur Cecil Pigou au début du 20ème siècle.

Forage « gratuit » mais…

Au Mali, il n’est pas rare de voir des personnes de « bonne de volonté » dans nos quartiers et villages faire des forages et les mettre gracieusement à la disposition des populations. Cette pratique bien que louable sur plan le social présente beaucoup d’inefficacité d’un point de vue économique.

Un forage mis gratuitement à la disposition des populations d’une zone devient inefficace économiquement parce que cette pratique impose automatiquement des coûts sociaux inhérents aux externalités négatives.

En optant pour la gratuité d’accès au forage et sans limitation d’usage, comme la théorie le prévoit avec acuité entraine une surconsommation de l’eau disponible. Dans ce cas spécifique, les usagers du forage « gratuit » surutilisent le forage. Cette pratique conduit toujours à un amortissement accéléré du forage (pompe, tuyaux, et les autres installations connexes). Un tel environnement conduit inéluctablement à l’arrêt définitif du service car les externalités négatives seront à l’œuvre !

Que faire alors ?

Ce qu’il ne faut jamais faire, c’est de laisser le forage sans la moindre régulation. Ceci dit, il faut toujours instaurer soit une régulation visant le prix soit une régulation par les quotas.

La régulation par le prix doit permettre de fixer un montant minimal ou social – qui est normalement inférieur au prix du marché de l’eau dans la localité d’implantation du forage – Ce niveau de prix loin d’être optimal du point de vue du marché a quand-même le mérite d’internaliser une partie des coûts sociaux qu’imposent les utilisateurs du forage.

La régulation par le truchement des quotas journaliers et par usager du forage aboutit elle aussi à tailler dans les effets externes liés aux externalités négatives. Cette pratique des quotas demande des efforts de collecte d’information de la part du mécène sur les différents utilisateurs réels et potentiels du forage afin qu’elle devienne efficace comme mesure.

Une autre variante de la méthode des quotas consiste à fixer une plage horaire au cours de laquelle la fourniture de l’eau devient possible et en dehors de cette plage la fourniture n’est plus possible.

En définitive, faire un forage « gratuit » pour une population donnée ne serait jamais une activité pérenne sans aucune forme de régulation à cause des externalités négatives qu’une telle activité impose. Car en faisant fi de la régulation, tôt ou tard (à long terme) la fourniture de l’eau du forage cessera parce qu’aucune fraction des coûts sociaux imposés par les comportements des usagers n’est internalisée ce qui devient un terreau fertile pour la surconsommation de l’eau du forage « gratuit ».

M. Madou CISSE / FSEG

2026-05-28

Parlons d’externalités

Temps de lecture : 3 min

Série : Economie en question (N°55)

Parmi les causes de défaillance des marchés – traitées ici https://cequejepensemali.blogspot.com/2024/08/serie-economie-en-question-n6-les.html – y figurent en bonne place les externalités.

La présence des externalités dans une activité écarte cette dernière de l’atteinte de son niveau de fonctionnement optimal. C’est pour cette raison que les tenants de la l’économie orthodoxe ne rechignent pas à l’idée d’une régulation desdites activités.

Il y a externalité dans une activité quand le comportement d’un agent impacte – négativement ou positivement – celui d’un autre et que l’impact causé par ce comportement n’est pas pris en charge par un mécanisme de compensation.

Un exemple d’une externalité positive : une augmentation du taux de vaccination des enfants contre une maladie transmissible augmente mécaniquement le niveau global de protection de la communauté contre ladite maladie. Sauf que le bien-être généré par cette couverture vaccinale accrue ne fait l’objet d’aucune compensation financière. Dit autrement, les enfants vaccinés qui contribuent à casser la chaine de transmission de la maladie ne bénéficient pas de compensation financière !

Un exemple d’une externalité négative : une usine qui rejette dans le fleuve Niger ses eaux usées alourdit par ce comportement les coûts de purification de l’eau du fleuve Niger pour une entreprise en agrobusiness se servant de cette eau pour arroser ses plantes. S’il n’y a pas de compensation financière consécutive au comportement de l’usine ; il y a alors existence d’une externalité négative.

Les deux formes externalités (positives et négatives) n’impactent pas les activités économiques et sociales de la même manière. Si les externalités négatives rendent supérieurs les coûts sociaux aux coûts privés ; les externalités positives font baisser les premiers par rapports aux seconds.

La conséquence directe de l’impact de ces externalités sur les coûts sociaux fait qu’une externalité négative conduit à une surconsommation des ressources tandis que les externalités positives contribuent à une sous consommation des ressources. C’est pour cette raison, quand il y a externalité ; qu’elle soit positive ou négative, l’intervention extérieure dans l’activité doit être encouragée.

Madou CISSE / FSEG


Comment le taux d’intérêt réel du capital peut-il euthanasier les capitalistes ?

Temps de lecture : 4 min Série : Economie en question (N°58) Dans ma publication précédente disponible ici https://cequejepensemali.blo...