Temps de lecture : 3 min
Série : Economie en question (N°55)
Parmi les causes de défaillance des marchés –
traitées ici https://cequejepensemali.blogspot.com/2024/08/serie-economie-en-question-n6-les.html
– y figurent en bonne place les externalités.
La présence des externalités dans une
activité écarte cette dernière de l’atteinte de son niveau de fonctionnement optimal.
C’est pour cette raison que les tenants de la l’économie orthodoxe ne rechignent
pas à l’idée d’une régulation desdites activités.
Il y a externalité dans une activité quand le
comportement d’un agent impacte – négativement ou positivement – celui d’un
autre et que l’impact causé par ce comportement n’est pas pris en charge par un mécanisme de
compensation.
Un exemple d’une externalité positive : une augmentation du taux de vaccination
des enfants contre une maladie transmissible augmente mécaniquement le niveau
global de protection de la communauté contre ladite maladie. Sauf que le
bien-être généré par cette couverture vaccinale accrue ne fait l’objet d’aucune
compensation financière. Dit autrement, les enfants vaccinés qui contribuent à
casser la chaine de transmission de la maladie ne bénéficient pas de compensation
financière !
Un exemple d’une externalité négative : une usine qui rejette dans le fleuve Niger
ses eaux usées alourdit par ce comportement les coûts de purification de l’eau
du fleuve Niger pour une entreprise en agrobusiness se servant de cette eau
pour arroser ses plantes. S’il n’y a pas de compensation financière consécutive
au comportement de l’usine ; il y a alors existence d’une externalité négative.
Les deux formes externalités (positives et
négatives) n’impactent pas les activités économiques et sociales de la même
manière. Si les externalités négatives rendent supérieurs les coûts sociaux aux
coûts privés ; les externalités positives font baisser les premiers par
rapports aux seconds.
La conséquence directe de l’impact de ces
externalités sur les coûts sociaux fait qu’une externalité négative conduit à une
surconsommation des ressources tandis que les externalités positives
contribuent à une sous consommation des ressources. C’est pour cette raison,
quand il y a externalité ; qu’elle soit positive ou négative, l’intervention
extérieure dans l’activité doit être encouragée.
Madou CISSE / FSEG