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Série : Economie en question (N°58)
Dans ma publication précédente disponible ici
https://cequejepensemali.blogspot.com/2026/07/pourquoi-en-economie-il-nexiste-que.html;
j’avais souligné que la prise en compte du taux d’intérêt réel permet de
mesurer l’impact réel d’une transaction relatif à un capital donné. Précisément,
il existe une relation décroissante entre le taux d’intérêt réel et le niveau d’inflation
constaté ; une forte inflation signifiant un niveau de taux d’intérêt réel
faible et vice versa.
Partant de ce constat, les économistes
soutiennent sans ambages qu’une forte inflation – donc, un taux d’intérêt réel
faible – signifie que les remboursements des emprunteurs deviennent plus
faibles que prévu toutes choses égales par ailleurs. Ce qui entraine
logiquement un appauvrissement des prêteurs (les capitalistes). D’où la
concrétisation de la célèbre maxime de Keynes à savoir « l’euthanasie des
rentiers ».
Par contre, une faible inflation des prix des
biens et services synonyme d’un taux d’intérêt réel élevé implique un
renchérissement des coûts des emprunts ce qui fait le bonheur des capitalistes « les
prêteurs » et dégrade significativement la position des demandeurs de
capital.
A l’image de l’impact de la variation du prix
réel des biens et services en termes de pouvoir d’achat des consommateurs et d’arbitrage ;
une variation du prix réel du capital à savoir le taux d’intérêt réel, impacte
aussi soit le pouvoir d’achat des prêteurs soit celui des emprunteurs mais
jamais les deux simultanément ! et cela peut aussi entrainer des arbitrages
entre épargne et désépargne. Ce qui pourrait à long terme toucher les grands
équilibres macroéconomiques d’un pays à travers par exemple le niveau des investissements.
Madou CISSE / FSEG