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Série : Economie en question (N°49)
J’avais précisé dans la Série : Economie en question (N°48) disponible ici https://cequejepensemali.blogspot.com/2026/03/structure-de-marche-oligopolistique.html que sur les marchés de concurrence
oligopolistique à produits homogènes, les entreprises peuvent choisir soit la
quantité soit le prix comme variable stratégique de concurrence.
En réalité, le choix de la variable
stratégique de la part des entreprises présentes sur le marché est loin d’être
fortuit. Il est contraint par les spécificités techniques de production des
produits offerts.
Ceci dit, si sur un marché oligopolistique à
produits homogènes les entreprises font face à des contraintes de capacité de
production, ce qui suppose que les capacités de production des entreprises
présentes sur le marché sont limitées et ne peuvent être étendues au gré de la
volonté des producteurs. Dans cette éventualité, les entreprises feront (sont
obligées) le choix de la quantité à vendre comme variable stratégique de
concurrence (donc, concurrence à la Cournot ou concurrence à la Stackelberg).
Par contre, si les capacités de production
des entreprises présentes sur un marché oligopolistique ne pas
contraintes ; la variable stratégique que choisiront les entreprises sera
le prix – donc, la concurrence se fera sur ce marché à la Bertrand.
C’est ce qui explique que, pendant que les
entreprises évoluant sur le marché oligopolistique de l’eau minérale au Mali se
font la concurrence en quantité et à la Stackelberg car il y a contrainte de
capacité de production sur ce marché(sources d’eau limitées par exemple) ;
celles qui évoluent sur le marché de la monnaie mobile se font une concurrence
en prix et à la Bertrand, car les capacités de production disponibles sur ce
marché sont quasi illimitées mises en perspective par rapport à la taille du
marché malien composée de moins de 22 millions de consommateurs potentiels.
Madou CISSE / FSEG
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