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Série : Economie en question (N°61)
Qu’est-ce qui fonde économiquement parlant la valeur d’un
bien ou d’un service ? Par exemple pourquoi le diamant a plus de valeur
économique que l’eau potable ?
Des mercantilistes à D. Ricardo la théorie de la valeur a
été basée soit sur la quantité d’or ou d’argent qu’un bien ou service peut
acquérir (les mercantilistes), soit sur la quantité de terre nécessaire à la
production (les physiocrates), soit sur la quantité de travail direct
contribuant à la production d’un bien ou service (A. Smith), soit sur la
quantité de travail direct et indirect nécessaire à sa production (D. Ricardo),
soir sur la quantité d’effort épargné (F. C. Bastiat). Toutes ces théories sont
dites « approche objective de la valeur ».
La question de la théorie de la valeur économique d’un
bien ou d’un service a été définitivement résolue au milieu du 19ème
siècle par les économistes marginalistes. Ces derniers y sont parvenus (1) en
abandonnant la piste de l’approche objective de la valeur ; (2) en
adoptant l’approche subjective de la valeur défendue en premier par J. B Say en
1883. Celle-ci soutenant que la valeur économique d’un bien ou d’un service
dépend exclusivement de son utilité.
A la suite de Say, les marginalistes – spécifiquement L
Walras – ont définitivement établi que la valeur économique d’un bien ou d’un service
dépend de deux principaux facteurs que sont : (1) son utilité et (2) sa
rareté. Ce qui permet d’inférer que deux biens ou services qui ont le même
niveau de rareté peuvent ne pas avoir la même valeur économique si l’un
présente une utilité marginale plus grande que l’autre !
C’est cette approche subjective de la valeur économique des
biens et services qui a assené le coup de grâce au paradoxe de la valeur de l’eau
et du diamant. Car l’abondance de l’eau implique logiquement un niveau d’utilité
supplémentaire moindre par rapport au diamant qui est rare.
Madou CISSE / FSEG
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