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Dans le précédent numéro de mon blog publié
la semaine passée et disponible ici https://cequejepensemali.blogspot.com/2026/05/asymetrie-dinformation-que-faire-face.html,
j’ai mis en évidence que dans toute activité humaine où il y a : (1)
divergence d’intérêts ; (2) asymétrie d’information de type aléa moral et
(3) existence de réponses institutionnelles via les contrats ou d’autres moyens
incitatifs doit être traitée selon les préceptes établis par la théorie de l’agence
ou théorie du Principal-Agent.
Rémunération : théorie du Principal-Agent
Le présent numéro met l’accent sur les
recommandations faites par ladite théorie relativement aux formes de
rémunération à mettre en place quand les trois principales conditions déjà
énumérées sont remplies.
La théorie soutient qu’il existe deux
principales formes de rémunération pouvant être mises en œuvre dans les
situations où un Principal ou propriétaire confie à un Agent ou employé l’exécution
d’une tâche.
Le Principal peut décider de fixer un salaire
mensuel ou hebdomadaire à l’Agent ou tout autre type de rémunération fixe. Dans
cette éventualité, le propriétaire rend automatiquement indépendante la rémunération
du travailleur de sa productivité. Dans ce premier type de rémunération, les
conclusions de la théorie sont implacables. Elle soutient sans ambiguïté qu’en fixant
un montant fixe de rémunération à l’employé, ce dernier ne fournira pas les efforts
nécessaires susceptibles de maximiser les résultats issus de la tâche à
exécuter. Il pourrait se contenter juste des niveaux d’efforts en dessous
desquels le principal peut le renvoyer ! Dit autrement, avec une
rémunération fixe, l’Agent fera le service minimum.
La meilleure forme de rémunération que
recommande la théorie et qui doit être mise en place par le Principal est de lier
la rémunération de l’Agent à sa productivité. Cette liaison dans sa forme la
plus aboutie conduit à la franchise.
Aviculture et rémunération des travailleurs
L’aviculture comme dans toutes les activités
de production, la relation Principal-Agent est indispensable.
La rémunération des gardiens des bâtiments
avicoles au Mali par exemple s’inscrit logiquement dans ce type de relation. Au
Mali, malheureusement, les propriétaires optent le plus souvent pour la
première forme de rémunération que la théorie déconseille fermement. Car avec
une telle forme de rémunération, le gain collectif (part du propriétaire dans
la recette totale et celle de l’employé) demeure minimisé.
Tandis qu’en optant pour une rémunération du
gardien positivement corrélée à sa productivité, le gain collectif issu du bâtiment
avicole sera maximisé. En tout cas avec cette forme de rémunération, le gardien
fournira les efforts nécessaires conduisant à maximiser ses avoirs et par
ricochets ceux du Principal aussi.
Madou CISSE / FSEG
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