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Série : Economie en question (N°36)
Pourquoi les économistes ne
sont pas toujours d’accord ?
Quel sera l’impact d’une éventuelle dévaluation
du franc CFA sur les économies de la zone UEMOA ? Comment une appréciation
du taux de change F CFA/Euro se traduirait-elle dans l’économie de la zone
UEMOA ? Les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) doivent-ils sortir
de la zone franc CFA ?
Est-ce que sur chacune des trois (03)
questions libellées ci-dessus, les économistes donneront-ils les mêmes réponses
(c’est-à-dire les mêmes idées) ?
La réponse est oui et non !
Oui, si les questions exigent des économistes
de faire des prévisions qui pourront être vérifiées ex post comme vraies
ou fausses, telle que la première question de la série des trois questions
posées ci-dessus. Ou même si, en guise de réponse, les économistes doivent
faire une description, comme l’exige la deuxième question de la
série.
Non, quand la question renvoie les
économistes à faire une prescription
ou à prendre position.
Avec, de telles questions, les économistes peuvent présenter des prises de
position ou prescriptions différentes. A l’image des médecins qui peuvent faire
des prescriptions différentes face au même patient. Une question par excellence
qui exige une prescription de la part des économistes est par exemple, la
troisième de notre série de question présentée ci-dessus.
Les divergences des économistes sur les
questions exigeant de prescription ou la prise de décision dépendent principalement
de leurs ancrages idéologiques (orthodoxes ou hétérodoxes). En plus, les
économistes sont aussi issus de milieux sociaux différents ; cela peut
aussi influer sur leurs prescriptions.
Les économistes, sur les questions exigeant
de prévoir ou de décrire (économie positive), les divergences sont minimes. Tandis
que sur des questions conduisant à prescrire ou à prendre position (économie
normative), les clivages peuvent être souvent abyssaux.
Madou CISSE
FSEG
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