2026-03-05

Structure de marché oligopolistique à produits homogènes : pourquoi la structure du jeu fait toute la différence ?

Temps de lecture : 3 min

Série : Economie en question (N°48)

La différence majeure qui existe entre les structures de marché de concurrence pure et parfaite (CPP), de monopole pur d’un côté et celle du marché oligopolistique de l’autre réside dans le fait que contrairement aux deux premières structures citées, sur la structure de marché oligopolique les offreurs sont en interaction stratégique. Et cela change TOUT !

Qui parle d’interaction stratégique parle forcement de jeu. La compréhension du fonctionnement de la structure de marché oligopolistique passe obligatoirement par une intelligibilité préalable des structures de jeu qui peuvent être à l’œuvre sur le marché d’oligopole à produits homogènes.

L’organisation oligopolistique des marchés s’appuie sur deux principales structures de jeu. A savoir, le jeu à information imparfaite ou jeu simultané et le jeu à information parfaite ou jeu séquentiel.

Sur le marché oligopolistique, deux théories s’appuient sur la structure de jeu à information imparfaite. Il s’agit de la théorie de la concurrence à la Cournot et de la théorie de la concurrence à la Bertrand. Pendant que la théorie de la concurrence à la Stackelberg repose sur les préceptes de la structure de jeu à information parfaite.

Une fois que la structure du jeu est fixée, l’étape suivante sur les structures de marché oligopolistiques consiste à retenir la variable stratégique sur laquelle se fait la concurrence entre les entreprises présentes sur ces marchés. Les variables stratégiques disponibles sur les marchés oligopolistiques à produits homogènes sont au nombre de deux : la quantité à produire et le prix de vente.

Si les entreprises présentes sur ce marché se font la concurrence en choisissant la quantité comme variable stratégique, la concurrence ne peut être que soit à la Cournot (jeu à information imparfaite) soit à la Stackelberg (jeu à information parfaite). Par contre, si les entreprises choisissent le prix de vente comme la variable stratégique, la concurrence ne peut être qu’à la Bertrand.

Selon vous, les entreprises évoluant sur le marché de la monnaie mobile au Mali ont-elles adopté le prix ou la quantité comme variable stratégique ? Et la concurrence sur ce marché se fait-elle à la Cournot ? ou à la Stackelberg ? ou à la Bertrand ?

Je répondrai à cette série de questions dans la Série : Economie en question (N°49) que je publierai très prochainement.

Madou CISSE / FSEG

Structure de marché oligopolistique à produits homogènes : pourquoi la structure du jeu fait toute la différence ?

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